Paysage et exposition
La commune est située à mi-coteau de l’adret du versant sud des alpes bernoises au centre du Valais pratiquement à égale distance de ses extrêmes : Gletsch et St-Gingolph. Très ensoleillé, le climat s'y montre cependant bien équilibré, intégrant la fraîcheur de la montagne et la chaleur parfois étouffante de la plaine, avec un printemps précoce et un automne qui prolonge sa douceur et ses coloris jusqu’aux portes de l’hiver.
S’écoulant en pente douce, et fort bien exposée, Venthône bénéficie d’une vue panoramique sur les alpes valaisannes et tout particulièrement le Valais central avec ses majestueuses montagnes du Val-d'Anniviers et le Haut-Valais dans toute sa profondeur.
Le paysage y est varié avec cependant une végétation en forte expansion avec des forêts de feuillus, de nombreux bosquets.
Coordonnées géographiques
D’une superficie de 230 ha le territoire s’étale rectangulairement sur 2.5 km du raccourci de St-Ginier à l’Ouest et à la Signièse à l’Est entre 600 et 900 m d’altitude sur 600 m du Sud au Nord. Au cœur de la Noble-Contrée, il confine toutes les communes qui la constituent : Sierre et Veyras au Sud, Mollens au Nord, Randogne à l’Ouest et Miège à l’Est. Ce territoire se divise en trois parties assez distinctes : en bas la zone viticole, au centre la zone à bâtir, l’agglomération et au Nord les zones de prairies et forêts.
L’agglomération
La commune comptait 1135 habitants au 1er janvier 2010. Jusqu’en 1970 elle avait encore la physionomie du 19e siècle avec son noyau de base le village et ses trois hameaux du Moulin d’Anchettes et de Darnona. Dès 1970, l'agglomération s’est beaucoup étendue occupant de fait mais de manière dispersée, toute la zone à bâtir, c’est-à-dire plus de la moitié du territoire.
Historique de Venthône
Venthône, la Médiévale
Venthône entre dans l’histoire avec les membres de la noble famille qui en porte le nom, au XIIe siècle. Le premier cité, Aymon, était chanoine du Chapitre cathédral de Sion en 1131. C’est aux de Venthône que l’on doit la tour, appelée aujourd’hui château, élevée entre les XIIe et XIIIe siècles. Ils s’éteignent vers la fin du XIVe siècle. Leur tour devint l’un des sièges de la Grande Bourgeoisie de la Contrée de Sierre, dont faisait partie Venthône, avant de passer à la commune et à la Bourgeoisie du lieu. Parmi les autres tours médiévales qui distinguent Venthône des autres communautés de la Noble Contrée, l’une a été incendiée en 1850, puis reconstruite en 1880 en style néo-roman. Une autre, de dimensions plus modestes, est devenue la cure en 1672, peu après la fondation de la paroisse. De l’ancienne chapelle, proche du château, il ne reste qu’une partie du choeur, transformée en sacristie lors de la construction de l’église qui, avec la création de la paroisse, consacre l’importance acquise par la localité et les habitants au milieu du XVIIe s. Divers bâtiments, autres témoins de l’essor de Venthône, sont élevés entre le XVIe et le XVIIIe s. par les principales familles : de Platea, Monderessi, en particulier, ainsi, au hameau d’Anchettes, que les de Preux, qui on succédé aux de Platea, établis là depuis le XVe s. au gré d’une alliance avec les d’Anchettes, attestés dès le XIIIe s. Au XIXe, Venthône s’affranchit progressivement, comme les autres communautés de la Contrée de Sierre, de la Grande Bourgeoisie, pour devenir commune et bourgeoisie autonomes. Quelques nouveaux bâtiments, notamment la grande maison Masserey, rappellent que cette époque plutôt misérable dans les régions rurales, a laissé quelques souvenirs plus positifs de la vie villageoise. Au XXe siècle, Venthône ne troque pas sa vocation rurale et artisanale contre l’industrie et le commerce, d’ailleurs peu enclins à s’installer dans ce genre de site. Outre la construction d’un nouveau bâtiment d’école à la fin des années 1970, la commune se préoccupe de plus en plus de son site historique en favorisant les entreprises de réhabilitation et de mise en valeur des bâtiments anciens. (Gaëtan Cassina)
Commune et Bourgeoisie
Jusqu’en 1839 au sein de la Contrée de Sierre, Venthône est une Bourgeoisie. A la faveur de la nouvelle Constitution Valaisanne de 1875 prévoyant la possibilité de séparation entre Commune et Bourgeoisie elle demeura gérée par cette dernière jusqu’en 1893 date à partir de laquelle la Commune assume la responsabilité administrative.
Paroisse
Un premier sanctuaire dédié à St-Jean l’Evangéliste est mentionné dès 1300 ; c’est la chapelle du Château qui occupait partiellement l’emplacement du chœur et de la sacristie, et de l’Eglise paroissiale actuelle, où l’on peut trouver encore des éléments de fresque mis en valeur à l'occasion de la restauration de 1990. Cependant jusqu’à la moitié du 17e siècle, Venthône est intégré à la paroisse de St-Maurice de Laque. En 1661, elle acquiert les droits de la paroisse de Muzot et devient paroisse autonome avec l’édification d’une église propre qui fêtera son 350ème anniversaire en 2017.
Dédicacée en juin 1681 par l'Evèque Adrien IV de Riedmatten, l'Eglise avait déjà été gratifiée par celui-ci, en 1667, du magnifique portail principal en bois sculpté.
Aujourd'hui la paroisse de Venthône, regroupée avec celle de Miège et de Veyras, fait partie du secteur de Sierre. (www.paroissecteur-sierre.ch)
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